Trop d'eau, et la céramique s'effondre avant même sa cuisson. Trop peu, et la matière devient trop rigide pour être travaillée. Entre les deux, un dialogue silencieux entre forme et mémoire.
D'abord dessinatrice et peintre, Gloria opère en 2020 un changement de médium et se concentre désormais sur la terre comme matière d'expression. Derrière l'argile, elle perçoit un double potentiel : une mémoire vivante, qui conserve la trace de ses gestes, et une force imprévisible, capable de déjouer ses attentes.
Ses œuvres, parfois ornées de motifs inspirés des traditions malgaches — Bara, Zafimaniry, Vezo —, témoignent de sa volonté d'unir forme, texture et mémoire. Elle façonne des pièces aux silhouettes déconstruites, irrégulières, dans lesquelles elle intègre souvent des éléments vivants comme des fibres végétales, en écho aux outils de pêche d'antan.
À l'occasion de l'exposition EAU, elle plonge dans les archives malgaches pour retranscrire un héritage culturel à travers un art contemporain, tissant un dialogue entre passé et présent, entre mémoire collective et expression personnelle.
Cette exposition est le fruit d'un dialogue entre forme et matière. La poterie y devient un terrain d'expérimentation et de découverte. Les volumes se cherchent, se dessinent, se transforment, révélant des lignes inédites — à l'équilibre entre tradition et innovation.
« Les œuvres sans titre sont en attente d'un nom. Certaines, peut-être, n'en auront jamais. »
Demander le catalogue complet →Le processus n'est pas linéaire. Gloria part d'une intention — une silhouette, un mot, une archive — puis se laisse contredire par la matière. Ce qui se brise est recousu ; ce qui s'éloigne devient le sujet.
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